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Le modèle TSL (acronyme de Teinte, Saturation, Luminosité) ou HSB en anglais (Hue, Saturation, Brightness) est le plus intuitif de tous les modèles colorimétriques que nous étudierons. Il est basé sur le ressenti de la perception humaine d'où son nom de modèle perceptuel. Chaque critère de couleur est clairement séparé, ce qui en fait le modèle le plus pratique pour la retouche d'image ou l'ajustement des couleurs.
Les trois critères qui caractérisent le TSL sont la teinte, mesurée par un angle autour de la roue chromatique, la saturation mesurée depuis la couleur la plus neutre au centre de la roue vers les couleurs les plus vivies en allant vers les bords et enfin, la luminosité, mesurée entre le noir (pas de lumière ou valeur 0) et le blanc (lumière maximum ou valeur 1).
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Fig. 1. Le modèle TSL a l'avantage de définir clairement l'échelle des luminosités entre le noir et le blanc. Pour cette raison, il remplace avantageusement le mode RVB pour opérer les mélanges de couleurs. Il a de très fortes affinités avec la synthèse soustractive. Les couleurs du cercle chromatique peuvent être soit éclaircies par dilution ou ajout de blanc, soit assombries par mélange. C'est le modèle de référence pour les artistes et tous ceux qui sont amenés à faire des mélanges de couleurs sous forme d'encres, de pigments ou de teintures.
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Le TSL est basé sur un cercle chromatique qui a l'avantage de présenter les teintes complémentaires face à face et dans l'ordre logique des couleurs spectrales. En contrepartie, il a l'inconvénient d'apporter une notation polaire (exprimée en degrés autour du cercle) plus ou moins inexploitable pour les conversions vers les autres modèles. Ce gamut en forme de double cône n'a aucune légitimité mathématique. C'est une adaptation à la simplicité. Dans ce modèle les mélanges entre complémentaires vont toujours donner une couleur neutre, et un gris à 50 % sur la roue chromatique centrale.
Le principal défaut de ce modèle est de placer une couleur claire comme le jaune pur sur le même niveau de luminosité que le bleu pur, un couleur nettement plus foncée.
L'avantage majeur du modèle TSL est de séparer clairement la composante luminosité des composantes chromatiques. Teintes et saturation sont sur un même plan en conformité avec la sensation colorée de l'œil et la luminosité quant à elle,est placée sur un axe perpendiculaire .
Ce modèle permet aussi de définir pour chaque teinte, un plan de teinte constante (Fig.2) où les couleurs varient en luminosité et saturation.
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Fig.2. Dans les logiciels de retouche d'image, les sélecteurs de couleurs ont une prédilection pour le mode TSL. Ici, celui de Painter. Une coupe verticale dans le modèle TSL fait apparaître toutes les variations pour une même teinte. La roue chromatique associée à un plan de teinte constante est la représentation la plus pratique. |
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Fig.3. Le sélecteur couleur de Windows utilise le modèle TSL. C’est la méthode la plus intuitive : d’un côté le carré donne accès aux teintes et aux saturations, de l’autre, le curseur vertical est paramétrable du noir au blanc.
Le système MacOs donne accès à six sélecteurs couleur au choix dont un TSL identique à Windows et un TSV ressemblant à celui de Photoshop