Pour contourner les problèmes posés par le modèle CIE RGB, Judd va concevoir en 1930 un modèle beaucoup plus grand que le modèle CIE RGB afin d'accueillir la totalité des couleurs spectrales les plus saturées. La solution passe par de nouvelles primaires qu'il appellera XYZ (X pour le rouge, Y pour le vert et Z pour le bleu) basées sur des couleurs imaginaires puisque ces primaires possèdent des valeurs négatives. Le gros avantage de cette solution, c'est que toutes les couleurs spectrales matérialisée sur la fig. 1 par la courbe nommée locus spectrum seront à l'intérieur du nouveau trianle et donc notéest avec des valeurs positives.
Fig. 1. Les nouvelles primaires sont choisies pour que toutes les couleurs visibles soient accueillies à l'intérieur du nouveau triangle.
Le passage du CIE RGb au CIE XYZ est une simple transformation linéaire, ce qui veut dire que le nouvel espace XYZ est proportionel à l’espace CIE RVB d’origine.
Les primaires X, Y et Z ont été choisies avec soin pour que leur mélange donne le l'illuminant Ecomme sur le CIE RGB, mais aussi pour le coefficient Y soit égale à la luminance maximale.
Fig. 2. Le modèle CIE XYZ n'est qu'un modèle RVB comme un autre. On retrouve la même notation de couleurs par triplets. Le plan de chromaticité est matérialisé par le triangle de maxwell.
Il faut garder à l'esprit que le modèle XYZ n'est qu'un modèle RVB particulier. Les couleurs y sont localisées au choix sous la forme de somme de vecteurs ou sous forme de coordonnées réduites. Et on se retrouve en fait avec les mêmes difficultés que le photographe adepte du mode RVB qui essaye de trouver la complémentaire d'une couleur 28,157,192. la problématique vient du fait que la luminosité se répartit sur les 3 coefficients et que le maniement de ces triplets de coordonnées ne sont pas très aisés.
Le modèle CIE XYZ 1931 est le modèle de référence qui décrit les couleurs percues par la vision humaine. Tous les modèles élaborés par la suite découle de lui.
Fig. 3. Aux trois primaires X, Y, Z correspond un diagramme définitif des composantes trichromatiques dont les valeurs sont désormais toutes positives. C'est la description finale de l'Observateur Standard.